Pourquoi, il faut marcher ! Beni-Mbau : 7 papas découpés à la machette, 4 femmes violées, etc.

Publié le par jemarche

 




Après le Sud du Territoire de Lubero où l’installation des milliers des rwandais était précédée d’une violence inouïe, c’est le tour de la Collectivité Secteur de Beni-Mbau où les rwandais transportés dans des camions FUSO commencent à arriver nuitamment dans la localité d’Eringeti.





Les villages ciblés pour accueillir d’autres vagues d’envahisseurs rwandais, notamment les Groupements de Banande-Kainama, Bambuba-Kisiki, Baswagha-Madiwe, et Batangi-Mbau sont ainsi le théâtre d’une violence sans pareille perpétrée par les militaires Fardc. Comme au Sud de Lubero, l’arrivée des rwandais est préparée par une violence inouïe pour tester leur force réelle des habitants de la contrée, casser leur capacité d’autodéfense, avant de leur imposer une occupation étrangère.


La nuit de lundi à ce mercredi 21 juin 2011, plusieurs localités ont été la cible d’une violence grandissante ayant fait d’importants dégâts humains et matériels.


En effet, entre 21h et 1 heure du matin, une dizaine d’hommes armés vêtus en treillis militaires des Fardc ont investi la localité de KINZIKI (Groupement de Batangi-Mbau), à 6 km à l’Est de MBAU, Chef- lieu de la Collectivité, à environ 31 km au Nord de la ville de Beni, sur la route Mbau-Kamango.


Les assaillants, parmi lesquels plusieurs en cagoules, ont fait le porte à porte, passant à tabac les habitants, emportant chèvres, porcs, poules, huile de palme, argent et téléphones portables, etc.. La violence à l’égard des jeunes en âge de combattre est sans pareille. En effet, les assaillants n’ont pas hésité de les découper comme des bêtes avec des machettes, etc. .

L’une des victimes, Monsieur KAMBALE VUTSUMBIRE (25 ans), que nous avons rencontré aux soins au Centre de Santé de MBAU, avait reçu un coup de machette sur la tête et une autre au bras droit. Il restera à jamais infirme car l’os de son bras est grièvement fracassé. Mr Vutsumbire qui avait saigné terriblement n’a survécu que parce que 4 de ses frères avaient réussi à se sauver par la fenêtre de leur château de Jeunes pendant son calvaire étaient revenus au village deux heures après l’attaque sanglante de la nuit pour le conduire au Centre de Santé le plus proche. Mr VUTSUMBIRE se rappelle sur son lit d’hôpital que les assaillants avaient emporté de chez lui 1 chèvre (Suhene) , 5 poules, 1 bidon de 40 litres d’huile de palme ainsi que tous les habits trouvés dans la maison. Ces inciviques, conclue-t-il, parlaient un mauvais swahili et étaient chaussés avec des jambières en plastique appelées localement Godio.

En même temps, entre 22h et 4h du matin, des exactions similaires se produisaient dans les localités de BAOBA, VUHIRA et SAMBOKO/Mbuji-Mayi toujours en Groupement de Batangi-Mbau, mais cette fois-ci au nord-ouest (environs 20 km au nord-ouest de Mbau, soit 50 km-nord ouest de la ville de BENI).


Ici on a assisté à un véritable pillage de la part d’hommes armés et en treillis des militaires Fardc. Et le bilan est lourd : 6 hommes découpés à la machette et baïonnette (dont un, Mr KAGHOMA atteint à ses cottes et fracturé à la suite des coups des pieds et de machettes), 4 femmes violées (dont une fille de 17 ans), 56 téléphones et 876$ dollars (sans compter les milliers des francs congolais) emportés.

La Police District de Beni/OICHA et des FARDC basé dans la localité voisine de MAYI-MOYA ont investi le village éprouvé le lendemain matin soit disant pour raisons d’enquête. Avec leurs véhicules ils ont aidé à évacuer les victimes vers l’Hôpital Général d’OICHA (photo ci-dessous) où elles sont admises dans des conditions critiques.

Le président de la Société Civile Territoire de Beni que nous avons contacté à ce sujet parle d’escalade de la violence contre la population de cette zone. Maître Omar’ KAVOTA déclare que sa structure est finalement excédée par ces événements. Face à la flagrance, elle appelle les autorités à tous les niveaux à leur responsabilité surtout, que pareil se produit encore une fois la veille de la commémoration du 51e anniversaire de l’indépendance (qui aura lieu le 30 juin) et pour lequel elles s’époumonent pour que les congolais l’observent avec faste.

Le constat général est que tous les appels de la société civile aux autorités administratives, politiques, militaires, policières, au gouvernement de Muzito, à la Monusco, sont toujours tombés dans des oreilles des sourds. Le gouvernement congolais laisse faire les hommes en armes et uniforme militaire congolais car ces derniers ont visiblement une mission de préparer le terrain pour l’occupation rwandaise en cours. Suite à cette complicité à tous les niveaux du gouvernement congolais, la population de la collectivité secteur de Beni-Mbau est abandonnée à son triste sort.

Obède Bahati

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